Les aidants naturels

L'Avenir et les Rivières

Xavier Demers — Vendredi, 25 janvier 2019

Québec donne 200 000$ pour la mise en place de huit nouvelles maisons Gilles-Carle

Isabelle Charest, Christelle Bogosta, Chloé Sainte-Marie et Marguerite Blais
La députée de Brome-Missisquoi, Isabelle Charest, la chargée de projet des maisons Gilles-Carle, Christelle Bogosta, la porte-parole de la Fondation Gilles-Carle, Chloé Sainte-Marie, et la ministre des Aînés et des Proches aidants, Marguerite Blais, lors de l’annonce, à la maison Gilles-Carle. (Photo : L'Avenir - Xavier Demers)

PROCHES AIDANTS. Québec octroie une subvention de 200 000 $ à la Fondation Gilles-Carle pour la mise en place de huit nouvelles maisons de répit pour les proches aidants qui devraient ouvrir un peu partout dans la province, d’ici 2021.

La ministre des Aînés et des Proches aidants, Marguerite Blais, en a fait l’annonce jeudi à la maison Gilles-Carle, à Cowansville.

«On s’est engagé à construire 20 maisons dans les dix prochaines années sur le modèle de la maison Gilles-Carle, a déclaré Mme Blais. C’est l’esprit de la maison que nous voulons conserver, le concept, la philosophie d’être en mesure d’accueillir des personnes qui sont aidées, quelle que soit leur condition psychologique ou physiologique. Accueillir les proches aidants aussi au niveau de la formation, leur donner du répit. C’est ce concept qu’on veut déployer dans les huit nouvelles maisons d’ici 2021.»

C’est l’ancienne directrice de la maison Gilles-Carle, Christelle Bogosta, qui pilotera le dossier des huit nouvelles maisons, situées à Shawinigan, à Boucherville, à Montréal, à Longue-Rive, sur la Côte-Nord, dans les Laurentides, à Gatineau, à Victoriaville ainsi qu’à Brompton.

«Aujourd’hui, avec l’aide, pour les autres projets et pour la maison, ça va nous permettre d’offrir un maximum de services pour des personnes qui en ont grandement besoin», a affirmé Mme Bogosta.

L’argent ne servira pas à acquérir les différentes maisons, mais plutôt à organiser la mise en place des huit établissements. Les emplacements sont déjà choisis, la maison de Shawinigan, par exemple, a été donnée par l’ancien premier ministre du Canada, Jean Chrétien.

«Si on veut déployer d’ici 2021 huit maisons Gilles-Carle, ça prend une organisation, une chargée de projet, une adjointe, un bureau, a indiqué la ministre des Aînés. Sinon, ça va dans toutes les directions. On veut vraiment que ce modèle-là soit déployé partout.»

«Dans un premier temps, on va faire le tour de tous les projets qui sont amorcés et élaborer un plan d’action pour les prochaines années, a ajouté Mme Bogosta. L’emphase va être mise sur Boucherville et Shawinigan parce que les projets sont déjà commencés.»

La porte-parole de la Fondation Gilles-Carle, Chloé Sainte-Marie, était très heureuse de voir la portée des maisons Gilles-Carle s’étendre un peu partout dans la province.

«Dans moins de 20 ans, plus de la moitié des effectifs de la population du Québec sera affectée au contingent aidant-aidé, a rapporté Mme Sainte-Marie. Avec l’établissement des maisons de répit, sans discrimination de maladie, ce que ça réalise, c’est de redonner vie à une société par la transformation de son vieillissement en éléments créatifs brisant toute solitude.»

«Le premier mot qui me vient en tête en étant ici, c’est bienveillance, a pour sa part exprimé la députée de Brome-Missisquoi, Isabelle Charest. J’ai eu la chance en 2007 à voir les premiers balbutiements du projet. Chloé s’entraînait dans mon centre de conditionnement physique et nous parlait de ses campagnes de financement et ses projets. De pouvoir compter sur la première maison Gilles-Carle dans mon comté, je me sens très privilégiée. C’est l’exemple parfait de l’implication, de l’engagement d’une communauté.»

Financement récurrent

La maison Gilles-Carle de Cowansville a également appris une bonne nouvelle, sachant que le financement du gouvernement de 200 000$ par année sera récurrent. La nouvelle directrice générale, Christine Tougas, a affirmé qu’avec ce financement, la maison Gilles-Carle pourra être ouverte sept jours sur sept d’ici quelque mois, plutôt que quatre présentement.

«Ça nous permettrait de recevoir quatre résidents toutes les nuits et huit résidents durant la journée, a expliqué Mme Tougas. Avec le 200 000 $ récurrent, ça nous assure une stabilité. On peut mieux planifier notre offre de service.»

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